Seminaire 2014

(1904 – 1986) 

 

Un des personnages les plus influent dans l’histoire des arts martiaux coréens est CHOI YONG SUL.

 

Orphelin il vit dans le village de Yong Dond, dans la province de Choong Chung. À l’âge de huit ans, il est recueilli et emmené au Japon par un marchand de sucrerie, M. MIROMOTO. Enfant trop difficile, il est de nouveau abandonné, en plein Japon, dans la ville de Moji.
De Moji, il va jusque dans la ville d’Osaka, où il ne lui reste plus qu’à mendier pour vivre. Il est très vite arrêté par la police. N’ayant aucune famille à qui le remettre, les policiers le confient à un temple bouddhiste situé à Kyoto, sur le Mont Kintaro, au moine WADANABI. L'enfant est fasciné par les peintures murales, représentant des scènes de combats, qui ornent les murs du temple.

 

Un jour, le moine lui demande ce qu’il veut faire de sa vie. Sans hésiter, il répond : "Apprendre à me battre". Wadanabi l’emmène alors dans un cour de yawara, dans le dojo d'un vieil ami, le maître TAKEDA SOGAKU, sur la montagne Shin Su, à Akeda. Il y reçoit le nom japonais de YOSHIDA ASAO, et s’y entraîne très dur pendant plus de 30 ans. CHOI YONG SUL devient alors assistant instructeur de TAKEDA. Parallèlement, il est également formé dans l’art du daito ryu.
TAKEDA SOGAKU se laissera mourir de faim en 1943, à cause du déshonneur subit par le Japon suite à la défaite de la seconde guerre mondiale.

 

CHOI retourne alors en Corée et débarque à Pusan. Il prend le train pour Taegu et perd ses bagages pendant le voyage, avec tout son argent et l'intégralité de ses certificats d’arts martiaux.
Il décide alors de rester à Taegu, dans la province de Kyung Buk, et se lance dans un premier temps dans l'élevage de cochons.
Un matin CHOI se fait remarquer par le directeur de la brasserie où il va chercher la nourriture pour ses porcs en se débarrassant aisément de plusieurs malfrats. SO BOK SOP fait aller chercher cet homme et lui demande le nom de cet art qu’il pratique. Après une seconde démonstration concluante, SUH demande à CHOI de lui enseigner son art en échange du grain pour ses porcs.
En 1948, SO BOK SOP aménage un dojang dans la brasserie, et le yawara prend le nom de yu kwon sul : tout rappel du Japon est encore très mal vus par les Coréens. Les premiers élèves sont SO BOK SOP, CHOI BOK YOL (son fils), JONG SEUNG HO et SO BYONG DON.

 

 

En 1954, SO BOK SOP a un petit accrochage avec un grand gangster et le met KO d’un coup de pied latéral. De ce jour, le yu kwon sul se fait connaître dans la ville de Taegu.
En 1959, SUH vend sa brasserie et ouvre une école de yu kwon sul à Taegu avec comme chef instructeur KIM MOO WONG.
En 1965, SO BOK SOP ouvre une seconde école à Séoul et désigne KIM WOO TAE comme chef instructeur. Il devient conseiller en chef de la KOREA HAPKIDO FEDERATION.

Le Grand Maître CHOI YONG SUL s’éteint en 1986 à Taegu.